Rassemblement contre la loi sécurité globale

La loi de «  sécurité globale  » intervient dans un contexte sanitaire muselant en partie la contestation. Et l’argument du terrorisme est avancé pour faire valider des lois encore plus sécuritaires et liberticides.

Cette loi est la piètre réponse gouvernementale à la colère grandissante vis-à-vis des forces de l’ordre.  Cette colère est justement la conséquence des violences policières et des répressions massives des mouvements sociaux ces dernières années.

Lundi dernier, des militant·es et des migrant·es ont été expulsé·es par la force de la Place de la République à Paris  : coups et insultes de la police. C’est au lendemain de ces violences policières inacceptables  que l’Assemblée Nationale a adopté le texte «  sécurité globale  ». Non seulement cette loi ne règle pas les problèmes de violence et de racisme, problèmes récurrents au sein de la police et de la gendarmerie. Mais en plus, elle instaure  :

Un flicage généralisé  : les articles 20 et 21 prévoient d’élargir l’accès aux images enregistrées par des caméras de vidéosurveillance pour les policiers municipaux et les agents de la ville de Paris chargés d’un service de police.

Une surveillance accrue par les airs  : L’article 22 permet l’usage de drones avec caméras embarquées comme outils de surveillance, notamment lors des manifestations. Leur usage facilitera la collecte massive de données à caractère personnel.

Une volonté d’invisibiliser les violences policières  : l’article 24 crée une nouvelle infraction si des personnes diffusent des images des forces de l’ordre. L’article 23, quant à lui, exclut du bénéfice des réductions de peine les auteurs de certaines infractions «  commises au préjudice d’une personne investie d’un mandat électif public, d’un militaire de la gendarmerie nationale, d’un fonctionnaire de la police nationale ou d’un sapeur-pompier professionnel ou volontaire  ».

Un racisme institutionnel toujours actif  : l’article 10 prévoit d’ajouter pour les ressortissant·es étranger·es une antériorité de titre de séjour de cinq ans minimum pour la délivrance des cartes professionnelles des agents de sécurité privés.

C’est pourquoi la coordination libertaire de Fougères se joint à l’appel du PCF afin de se rassembler samedi 28 novembre à 11h00 place GAMBETTA à Fougères.

Dans le cadre du protocole sanitaire en vigueur les gestes barrières s’appliquent et notamment le port du masque.

Les participant·es peuvent se rendre au rassemblement en cochant le motif : “manifestation revendicative” et préciser la date, l’horaire et le lieu de la manifestation.

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