Quelques mots sur l’école

On nous assène que l’école est gratuite et obligatoire, que c’est un privilège, tentant ainsi de couper court à toute critique visant son efficacité et son bien-fondé. Mais qu’en est-il si on pose cette simple question : quel est le but réel de l’école  ?
Il est assez aisé de se renseigner sur les intentions de l’école. Historiquement, l’instruction publique s’est généralisée afin d’atteindre les objectifs suivants  : empêcher les communistes et autres révolutionnaires d’ouvrir leurs propres établissements et d’y parler de la justice sociale, former de bons paysans et de bons ouvriers d’une part et quelques cadres et dirigeants d’autres part. En résumé, il fallait généraliser l’école pour, à tout prix, ne rien changer à l’ordre établi.

A chaque réforme, on mesure le mécontentement que produit l’Education nationale. Tout le monde est d’accord pour dire que l’école ne fonctionne pas et qu’au fond aucun ministre n’est vraiment capable de la réformer correctement.
Bien entendu, dans le contexte actuel de crise, nombreux sont ceux qui hurlent en faveur du « rétablissement de l’autorité ». Avant le « laxisme gauchiste » l’école n’était pas contestée et les enfants filaient droit.
Ce n’est pourtant qu’une belle légende, le problème est ailleurs  !

L’école va mal. La société aussi. Cela va de pair. Disons le franchement, l’école déglingue les enfants, elle est génératrice de profonds mal-êtres autant qu’elle entretient les inégalités sociales et les dominations politiques. Cette école là il faut la détruire et combattre toute les formes d’éducation qui nuiraient à l’épanouissement personnel et à l’entente collective.

A ce titre nous affirmons plusieurs choses  :

1) Il n’est pas possible de faire véritablement confiance à l’école tant qu’elle sera un outil au service de l’État et des entreprises.

2) Les alternatives existent pour construire et faire vivre une éducation émancipatrice. Elles existent depuis que l’école existe et sont fortes d’une tradition et de savoir-faire solides, un certain nombre d’entre elles ont fait leurs preuves et continuent d’avancer dans le sens du progrès.

3) Il nous faut multiplier les terrains d’expérimentation, travailler dur jusqu’à ce que la marge devienne la norme et que l’éducation, au même titre que l’organisation de la société toute entière, soit satisfaisante.

Pour une éducation qui a du sens à Fougères comme ailleurs, retrouvons nous et parlons-en ! Après une première réunion publique en juin sur les pédagogies Freinet, notre cylce sur l’éducation continue avec un prochain débat autour d’une projection le 13 octobre à 20h30 aux Oiseaux de la tempête !

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Article précédent

D'élections en élections... de la politique du moins pire aux espoirs déçus

Article suivant

Quand les vieux pensent aux "jeunes"

Derniers articles dans Fédéral