J'aurai voulu être anarchiste pour pouvoir faire mon numéro.

Une organisation autogérée

Libertaires ?


Notre organisation n’est pas un parti : elle n’a pas pour vocation de briguer les voix des électeurs et de s’intégrer au jeu des institutions étatiques.

L’activité essentielle de l’organisation est d’appuyer, par sa politique et sa propagande, par sa réflexion collective, par la formation, l’aide qu’elle apporte, par l’action de ses membres, le développement des luttes anticapitalistes et l’auto-organisation, vers un contre-pouvoir de la base de la société et une rupture avec l’ordre capitaliste.

L’organisation repose, et ce jusqu’à ce que les adhérents en décident autrement dans un esprit fédéraliste autogestionnaire et selon les modalités du contrat, sur le présent manifeste pour une alternative libertaire. Ni programme historique, ni déclaration de principe immuable, ce manifeste n’est en effet qu’un moment d’un processus théorique, pratique et organisationnel qui contient lui-même une dynamique potentielle de dépassement.

Un contrat statutaire fixe les règles du fonctionnement de l’organisation et lie tous les membres librement associés.

Les orientations stratégiques de l’organisation, ses prises de positions, ses décisions sont soumises aux débats, à la direction collective, aux votes de la base de l’organisation. Celle-ci constitue ainsi un terrain d’expérimentation pour la démocratie autogestionnaire et fédéraliste.

L’organisation est donc une fédération autogérée, placée sous la responsabilité collective de l’ensemble de ses militants. Renversant l’image traditionnelle du parti hiérarchisé, mais sans nier la nécessité et l’importance des activités de coordination et d’animation de l’organisation, nous cherchons à établir un cadre de débat et d’intervention horizontalisé et décentralisé.

L’organisation est un lieu pluriel où, sur un fond identitaire commun, une grande diversité d’opinions peuvent s’exprimer librement. S’il est naturel qu’elle se donne démocratiquement une orientation majoritaire, elle n’en garantit pas moins scrupuleusement les droits des minorités et des groupes de base à l’expression, dans le débat interne bien sûr, mais aussi dans la presse de l’organisation, selon des modalités établies par le contrat statutaire.

L’organisation cherche la convergence des actions de ses membres dans un soucis évident d’efficacité. De même elle défend une orientation majoritaire. Mais elle respecte la liberté de parole et d’action de chacun. Liés par les règles statutaires lorsqu’il s’agit de parler ou d’agir au nom de l’organisation, chacune et chacun n’obéit qu’à ses propres choix lorsqu’il intervient dans les mouvements sociaux.

Courant de lutte de classe, nous priorisons l’expression auprès du prolétariat et l’implantation dans ses lieux de vie et de travail. Mais nous ne négligeons ni l’implantation dans la jeunesse ni une présence sur l’ensemble des mouvements sociaux.

L’organisation se refuse à tout rapport de direction ou de substitution en direction des luttes des travailleurs et de la population. Elle peut participer à l’organisation d’initiatives et de mobilisations. Mais la direction des luttes sociales doit appartenir à la base, même si les militants de notre courant peuvent compter parmi les animateurs de ces luttes.

Notre combat est international et la construction de notre courant passe par la multiplication des initiatives, vers une structuration internationale.

 

 Extrait du manifeste pour une Alternative Libertaire

Pour un grand mouvement anticapitaliste et autogestionnaire

Libertaires ?

Extrait du Manifeste pour une Alternative Libertaire

 

Notre organisation ne prétend pas devenir à elle seule, en comptant sur ses seules forces, l’alternative au capitalisme. Rejetant tout sectarisme et tout isolationnisme, nous voulons être une force unificatrice dans le mouvement révolutionnaire et dans le mouvement ouvrier.

Nous voulons contribuer à une renaissance du combat révolutionnaire de masse, une refondation du socialisme à l’horizon du XXIe siècle. Pour atteindre ce but notre stratégie politique repose sur une dialectique entre deux niveaux d’expression et d’organisation distincts et complémentaires :

- l’organisation et le développement d’un nouveau courant libertaire « lutte de classe »  ;

- l’émergence d’un vaste mouvement anticapitaliste et autogestionnaire, où le nouveau courant libertaire s’intégrerait sans disparaître.

Nous sommes donc porteurs d’un grand projet d’unité, qui se concrétise dans nos pratiques quotidiennes et qui fait partie intégrante de notre identité. Ce projet nous le proposons à l’ensemble des forces politiques, syndicales, écologistes, associatives, qui combattent le capitalisme et qui sont susceptibles de s’y associer. Le mouvement à venir verra s’unir des militants et des courants d’origines idéologiques différentes, aux priorités d’intervention diversifiées. Il sera nécessairement pluraliste, ouvert, tout en recherchant les convergences sur des bases essentielles.

Le mouvement anticapitaliste à venir sera une force de masse, qui pèsera à très grande échelle dans la société, aidant à la multiplication des contre-pouvoirs et préparant les conditions de la rupture révolutionnaire. Il inscrira donc prioritairement ses interventions sur le terrain social, à la base de la société, reliant les luttes diverses, les luttes ouvrières, les luttes de la jeunesse, en leur proposant une perspective autogestionnaire. Un mouvement politico-social donc, et non pas un nouveau parti.

En tenant compte des réalités différentes d’un pays à l’autre, nous inscrivons ce projet d’alternative dans une démarche internationale, fédérant progressivement toutes les forces alternatives au libéralisme, à la social-démocratie et au stalinisme, en Europe et dans le monde entier.

Ce mouvement large ne naîtra pas « à froid » d’une autoproclamation ou d’un cartel. Il sera le produit d’un processus historique de convergences, d’unités, d’élaborations, de pratiques de base.

Les luttes sociales massives et leur développement offensif seront donc déterminantes.

Élaborations collectives, parce qu’une addition hétéroclite ne permettra pas de répondre à la crise d’orientation et de perspectives, à la crise d’identité qui mine le mouvement ouvrier et social.

C’est un nouveau projet politique qui est nécessaire. Pour élaborer celui-ci des idées différentes se confronteront  ; dans ce débat nous serons une force de proposition et de conviction, pour tendre vers une synthèse nouvelle, la plus libertaire possible, à l’image du syndicalisme révolutionnaire qui fut naguère le fruit d’une dialectique entre perspectives libertaires et organisations de masse.

Pratiques communes à la base, parce que pour nous une alternative de masse, implantée dans les cités, dans les entreprises, parmi la jeunesse, partira des problèmes concrets et quotidiens vécus par le population. Des actions nouvelles sont nécessaires pour permettre l’expression et l’organisation des révoltes de la base de la société. Ces pratiques communes permettront les réponses nécessaires, face aux menaces de l’extrême droite et aux mensonges de la social-démocratie.

Ce sont par elles que l’alternative gagnera des forces neuves.

L’émergence de ce grand mouvement est une des tâches prioritaires de notre courant. Il ne s’agit pas pour nous de disparaître corps et âmes dans un rassemblement futur. Nous voulons être une des forces initiatrices, une des forces unifiantes. Et devenir demain une composante majeure et écoutée, dans un mouvement révolutionnaire, un mouvement ouvrier refondé et renouvelé.

 

[Fougères] Le 9 septembre : fête populaire de l’AL

Local

Pour la deuxième année consécutive, Alternative Libertaire Fougères organise une fête populaire à la plaine des Grands Jeux (rue de Laval, à côté de Juliette DROUET) . Temps de rencontres, d’échanges militants, et de détente, nous vous attendons nombreux et nombreuses !

 

Au programme :

  • tournoi de foot : composé d’équipes de 4, tu peux t’inscrire sur place ou en amont en nous contactant.
  • tournoi de palet ;
  • zone de gratuité : n’hésite pas à ramener des objets dont tu n’as plus besoin
  • animation pour toutes et tous : atelier jonglage pour petitEs et grandEs, jeux, dessins, etc. Tu peux aussi nous contacter pour proposer des activités.
  • débat et échanges autour des politiques du gouvernement de Macron ;
  • Scène ouverte : Tous ceux et toutes celles qui le souhaitent peuvent venir jouer à la scène ouverte. Animation pour toutes et tous, l’occasion de découvrir un groupe, de se faire connaître et de partager un moment sympa !
  • Librairie : à la recherche de livres militants : libertaires, historiques, sociologiques ? Viens voir si des ouvrages
    t’intéressent à la fête populaire.

À Charlottesville (USA) l’extrême droite se lève et tue

International


Le 12 août a eu lieu dans la ville de Charlottesville, aux États-Unis, une manifestation de l’extrême-droite américaine , soutenue entre autres par le Ku Klux Klan. Plusieurs manifestant-es arboraient des torches, des boucliers ou encore des croix gammées, se revendiquant explicitement du nazisme. Des militant-es antiracistes et antifascistes ont organisé une contre-manifestation plus nombreuse, mais la police a rapidement essayé de disperser les personnes présentes car des affrontements avaient lieu. On sait par exemple qu’un garçon noir a été battu par les suprémacistes blancs, tandis que les affrontements faisaient une vingtaine de blessé-es au total.

Quelques heures après la dispersion, un militant d’extrême-droite a foncé en voiture dans un groupe d’antifascistes. Une militante antiraciste, soutien du mouvement Black Lives Matter, Heather Heyer, est morte. Plusieurs autres sont blessé-es. Les mots ont un sens, et il s’agit d’un attentat. Alternative Libertaire souhaite apporter tout son soutien aux victimes et à leurs proches, mais également à tou-tes les militant-es antiracistes et antifascistes de Charlottesville.

Donald Trump, le Président des États-Unis, a réagi en mettant dos-à-dos les fachos d’un côté et les antifas et les antiracistes de l’autre. Quoi de surprenant de la part de celui qui veut ériger un mur entre les États-Unis et le Mexique, qui veut refouler les personnes ayant des nationalités qui ne lui conviennent pas (visant explicitement les musulmans) et dont les sorties racistes rythment la vie politique américaine  ? Il a été soutenu pour son élection par la plupart de ces groupes d’extrême-droite, et porte leurs idées au plus haut sommet de l’état. Cette élection d’ailleurs décomplexe certainement les groupes les plus radicaux.

On peut en revanche observer le silence des “personnalités politiques” françaises. Pas un mot pour dénoncer, même à peu de frais, ni la manifestation raciste ni l’attentat meurtrier. Non pas que cela servirait à quoique ce soit, mais nous pourrions alors leur rappeler qu’au sud de l’Europe, un bateau de fachos, le C-Star, se balade en Méditerranée pour tenter de renvoyer les migrant-es venu-es d’Afrique là d’où ils et elles viennent. On pourrait également leur rappeler qu’à Lyon, des groupes d’extrême-droite font régulièrement des démonstrations de force, allant jusqu’à attaquer le local de la CGA en novembre dernier. Dans plusieurs villes de France, des groupes d’extrême-droite, identitaires, néo-nazis, fascistes, etc. se renforcent. C’est le combat collectif contre cette idéologie d’exclusion et de mort que nous devons continuer, aux États-Unis, certes, mais également en France, dans nos régions, dans nos villes, dans nos quartiers.

Alternative Libertaire, le 14 Août 2017

communiqués de Black Rose/Rosa Negra

Heather Heyer 32ans, militante antifasciste états-unienne, a été assassiné lors d’une manifestation contre des néo nazis et membres du Ku Klux Klan hier à Charlottesville. Elle était connue pour son militantisme antiraciste au sein du collectif Black Lives Matters entre autres.
Nous joignons ici les communiqués de l’IWW (Industrial Workers of the World) et de Black Rose/Rosa Negra Anarchist Federation, des organisations de notre courant (syndicaliste révolutionnaire, communiste libertaire) outre-Atlantique.

La Black Rose/Rosa Negra Anarchist Federation a eu vent des actes de violence perpétrés par des suprématistes blancs et des fascistes à Charlottesville aujourd’hui. Nous vous écrivons depuis notre convention nationale, et nous pensons tous et toutes à vous, ensemble.

Nous sommes profondément attristé-e-s par la perte de notre camarade de lutte. Nos cœurs et nos esprits vont aux personnes qui l’ont aimé.

À ce moment, nous comprenons que des membres de l’Industrial Workers of the World (IWW) et des Democratic Socialists of America (DSA) ont été blessé-e-s  ; les détails nous parviennent peu à peu via les informations et il y aurait davantage de blessé-e-s et au moins un mort dans cette attaque.

Nous ne pouvons rester les bras croisés et permettre que cette violence soit perpétrée à l’endroit de nos communautés.

Nous sommes solidaires des activistes antiracistes d’aujourd’hui à Charlottesville, ainsi qu’avec leurs familles, les membres de l’IWW et de la DSA présentEs, et tous ceux et toutes celles qui s’impliquent contre la marée montante du fascisme à travers le monde.

Ensemble, nous ne serons pas ralenties, et nous ne serons pas arrêtéEs.

«  Portons le deuil des morts, combattons sans relâche pour les vivantEs  ».
– Mother Jones

Votre soutien est requis  ! Des organisateurs locaux de Charlottesville ont créé une page Fundly https://fundly.com/defendcville pour récolter des sous pour payer les soins médicaux des personnes blessé-e-s durant les manifestations d’aujourd’hui.

Communiqué original de Black Rose/Rosa Negra Federation

Traduction du Collectif Emma Goldman (Saguenay, Québec)

Communiqué de l’IWW :

Robert E. Lee était un lâche qui s’est battu pour la cause de la brutalité et de l’inhumanité.

Heather Heyer s’est battue pour un monde meilleur contre les fous violents venus terroriser sa ville. Elle a perdu la vie à cause des actions d’un autre lâche qui a blessé et assassiné des personnes innocentes derrière le volant de sa voiture.

Une seule de ces deux personnes mérite de ne pas être oubliée.

Pour comprendre le communiqué et la photo :
Les groupes de la droite radicale et identitaire américaine présents, dont le Ku Klux Klan et des néonazis avec des drapeaux confédérés, entendaient dénoncer de façon unitaire le projet de la ville de déboulonner dans un jardin municipal la statue d’un général sudiste favorable à l’esclavagisme. Cette guerre américaine des statues confédérées avait déjà fait polémique quelques mois plus tôt à La Nouvelle-Orléans, où quatre statues ont été déboulonnées.

Quand les vieux pensent aux “jeunes”

Fédéral

Au début du mois de novembre, le premier ministre Manuel Valls reprenait position en faveur du service civique obligatoire en ces termes :
« Il y a une telle énergie parmi nos jeunes, une telle volonté d’être utile ; il faut l’encourager, et lui donner des moyens de s’exprimer. C’est pour cela que je plaide pour un service civique obligatoire qui permette aux jeunes françaises et aux jeunes français d’agir ensemble pour l’intérêt général ».
Comment ne par rire en pensant qu’ajouter 3 mois de propagande gouvernementale en faveur des institutions en place ainsi que la mention « obligatoire » à un dispositif déjà existant puisse être vu comme un encouragement ?
Mais à l’hilarité s’ajoute la surprise puisque l’amendement de la loi égalité et citoyenneté prévoyant la mise en place de ce service civique obligatoire a disparu suite à son passage en lecture au Sénat au cours du mois d’octobre dernier.
On pourrait nous croire satisfait de cette disparition, mais la droite sénatoriale ne s’est pas seulement prononcée contre le service civique obligatoire « en raison notamment de l’incapacité matérielle et financière des structures d’accueil à le mettre en œuvre ». Mais ils ont eux aussi pensé aux jeunes en votant un amendement proposant un nouveau type de contrat aidé pour les moins de 25 ans : le « Contrat d’Emploi Appoint Jeunes » dont les revenus seraient exonérés de charges patronales et d’impôts dans la limite d’un RSA.
Ce contrat est ouvertement inspiré des mini-jobs à l’allemande, des contrats cumulables et soustraits à toute idée de salaire minimum, présentés comme étant largement responsables « du miracle économique » teuton. Seulement voilà, si l’Allemagne connaît actuellement un taux de chômage historiquement bas, c’est aussi, d’après l’OCDE, le pays développé où les inégalités et la pauvreté ont le plus progressé. Et on voit là un projet sur lequel la droite du Sénat et les socialistes du gouvernement s’accordent : augmenter la précarité au travail afin de réduire les chiffres du chômage coûte que coûte. Et ce projet sous-tend l’idée du C.E.A.J. et celle du Service Civique Obligatoire autant que celle de la loi travail.
Car ne nous y trompons pas, ces contrats précaires à destination des jeunes ne sont qu’une resucée du C.P.E. que nous avons déjà vivement refusé il y a de cela plus de 10 ans. Et ils constituent eux aussi, tout autant que les 3 mois de propagande gouvernementale prévu initialement, un projet d’endoctrinement. Il s’agit d’habituer la part la plus jeune de notre population à accepter les exigences du capitalisme néolibéral, de s’habituer à cumuler jusqu’à 5 contrats de 3h dans le mois, de s’habituer à voir le S.M.I.C. comme un horizon indépassable. Mais il s’agit aussi de mettre les travailleurs en compétition, toute réforme sur les retraites et sur le travail des jeunes finissant  par impacter les salariés dont le travail deviendra définitivement trop cher.
Ainsi le projet sénatorial est-il tout aussi préoccupant que le Service Civique Obligatoire, qu’il ne nous faut pas oublier. En effet suite à l’adoption du texte par le Sénat, et l’échec de la commission paritaire mixte à trouver un accord entre les deux chambres, ce sera à l’Assemblée Nationale, où le gouvernement possède la majorité, que la version finale du texte sera votée. Si le premier ministre reprend position sur le sujet cela nous montre que le projet n’est pas mort.

Quelques mots sur l’école

Fédéral

On nous assène que l’école est gratuite et obligatoire, que c’est un privilège, tentant ainsi de couper court à toute critique visant son efficacité et son bien-fondé. Mais qu’en est-il si on pose cette simple question : quel est le but réel de l’école  ?
Il est assez aisé de se renseigner sur les intentions de l’école. Historiquement, l’instruction publique s’est généralisée afin d’atteindre les objectifs suivants  : empêcher les communistes et autres révolutionnaires d’ouvrir leurs propres établissements et d’y parler de la justice sociale, former de bons paysans et de bons ouvriers d’une part et quelques cadres et dirigeants d’autres part. En résumé, il fallait généraliser l’école pour, à tout prix, ne rien changer à l’ordre établi.

A chaque réforme, on mesure le mécontentement que produit l’Education nationale. Tout le monde est d’accord pour dire que l’école ne fonctionne pas et qu’au fond aucun ministre n’est vraiment capable de la réformer correctement.
Bien entendu, dans le contexte actuel de crise, nombreux sont ceux qui hurlent en faveur du « rétablissement de l’autorité ». Avant le « laxisme gauchiste » l’école n’était pas contestée et les enfants filaient droit.
Ce n’est pourtant qu’une belle légende, le problème est ailleurs  !

L’école va mal. La société aussi. Cela va de pair. Disons le franchement, l’école déglingue les enfants, elle est génératrice de profonds mal-êtres autant qu’elle entretient les inégalités sociales et les dominations politiques. Cette école là il faut la détruire et combattre toute les formes d’éducation qui nuiraient à l’épanouissement personnel et à l’entente collective.

A ce titre nous affirmons plusieurs choses  :

1) Il n’est pas possible de faire véritablement confiance à l’école tant qu’elle sera un outil au service de l’État et des entreprises.

2) Les alternatives existent pour construire et faire vivre une éducation émancipatrice. Elles existent depuis que l’école existe et sont fortes d’une tradition et de savoir-faire solides, un certain nombre d’entre elles ont fait leurs preuves et continuent d’avancer dans le sens du progrès.

3) Il nous faut multiplier les terrains d’expérimentation, travailler dur jusqu’à ce que la marge devienne la norme et que l’éducation, au même titre que l’organisation de la société toute entière, soit satisfaisante.

Pour une éducation qui a du sens à Fougères comme ailleurs, retrouvons nous et parlons-en ! Après une première réunion publique en juin sur les pédagogies Freinet, notre cylce sur l’éducation continue avec un prochain débat autour d’une projection le 13 octobre à 20h30 aux Oiseaux de la tempête !

D’élections en élections… de la politique du moins pire aux espoirs déçus

Fédéral

La campagne pour les présidentielles continue et ce n’est pas prêt de finir tout de suite. Pour les grands partis on exhorte chacun à « prendre ses responsabilités ». Tous les arguments y passent et désormais ce n’est plus le « vote utile » qu’on nous fait avaler pour maintenir tel ou tel appareil politique sur le devant de la scène mais bien un vote contre le pire et ce, dès le premier tour. Chez les plus petites formations c’est de l’espoir qu’on tente de nous échanger contre un bulletin de vote. Cet espoir qui nous fait imaginer qu’en élisant le bon ou la bonne une fois pour toute, celui ou celle-ci abandonnerait son pouvoir chèrement conquis pour le redistribuer à toutes et tous ! Sommes nous si naïfs/naïves ? Est-ce seulement arrivé une fois dans l’histoire de la démocratie représentative ? Notre capacité à agir se limiterait-elle à élire nos chefs de scrutins en scrutins ?

Nous pensons que notre pouvoir ne se monnaye pas, que personne ne peut prétendre à nous le prendre, par les urnes ou par la force.
Débarrassons nous des croyances qui nous poussent à nous tourner vers des sauveurs qui savent ce qui est bon pour nous, il n’y à rien de pire que les espoirs deçus (qui parle encore de Syriza ?).
Notre pouvoir c’est celui d’agir et de construire ensemble, à égalité, et de défendre nos droits face à ceux qui voudraient nous en priver.
Votez pour qui vous voulez , ne votez pas, faites bien ce qui vous passe par la tête à ce moment-là. Nous pensons que l’important n’est pas là, un gouvernement quel qu’il soit est tout puissant si nous lui abandonnons notre liberté d’agir mais n’est plus rien si nous sommes organisé-e-s et conscient-e-s de notre force.
Nous sommes le pouvoir.

Un C.A.O. à Beaucé

Fédéral/Local

Depuis le 25 octobre, un Centre d’accueil et d’Orientation (CAO) a ouvert à Beaucé, pour accueillir 140 migrants suite au démantèlement de la jungle de Calais.

Attiser les tensions pour instrumentaliser l’ouverture du CAO
Suite à l’annonce de cette ouverture, l’extrême droite, comme à son habitude, a tenté de monter les précaires les un-e-s contre les autres. Le ponte régional du FN y a organisé une manifestation afin de mobiliser ses partisant-e-s contre les migrant-e-s.
La présence de l’extrême droite sur les marchés et sur l’espace public, pour y diffuser un discours mensonger afin d’attiser les craintes de certain-e-s, a créé une tension importante avec les habitant-e-s, alors même qu’ils  prétendent viser l’apaisement.
En réaction, de nombreuses organisations politiques , associations et habitant-e-s se sont rassemblé-e-s afin de lutter contre ce discours. Ainsi, en parallèle du rassemblement d’extrême droite, qui réunissait environ 100 personnes venant de toute la Bretagne, 750 personnes se sont réunies au cri de « _Fougères, Fougères, Ouverts et Solidaires_ », afin de témoigner leur soutien aux futurs résidents du CAO.

L’émergence spontanée de solidarité
L’extrême-droite parie sur d’éventuels débordements afin de valider son discours.
Les autres villes accueillant depuis plusieurs mois des CAO en témoignent_ : si certain-e-s habitant-e-s peuvent être réceptifs aux discours de l’extrême droite, l’expérience les a invalidés.

C’est pour accueillir au mieux les migrants qu’un collectif d’habitant-e-s s’est créé. Ce collectif agit en complément des associations caritatives désignées pour accompagner l’accueil, afin de proposer des actions et des activités aux migrants et aux Fougerais-e-s.

Ce collectif qui existe depuis mi-octobre, vient de s’ouvrir à des résidents du CAO, qui y participent pour certains. Au-delà de la solidarité qu’il contribue à faire exister, le collectif permet de créer du lien social entre les habitant-e-s eux-mêmes et avec les résidents, d’expérimenter la démocratie directe et l’autogestion.

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