J'aurai voulu être anarchiste pour pouvoir faire mon numéro.

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Local - page 2

[Fougères] Réunion publique sur le harcèlement scolaire

Local
Alternative Libertaire organise depuis le mois de juin un cycle de réflexion et de construction sur l’éducation, “À quoi ça sert l’école”. En effet, le constat qui est fait est que l’école est souvent génératrice de mal-être et crée de fortes inégalités. Bon nombre d’alternatives existent ou sont encore à imaginer, thématiques développées dans le cycle.
La quatrième rencontre est sur la thématique du harcèlement scolaire et se déroulera le mercredi 13 décembre à 20h30, aux oiseaux de la tempête, 14 rue de la Pinterie à Fougères. Elle sera animée par l’association Marcel Ment.
Loin de ne réprésenter que des cas isolés, le harcèlement est un véritable phénomène qui touche les écoles, et concerne donc l’ensemble de la société. Alternative Libertaire invite, l’association Marcel Ment créee cette année à l’initiative d’une adolescente elle-même victime. Marcel Ment mène depuis sa fondation un travail de recherche, de sensibilisation et d’accompagnement auprès des élèves, parents et professionnelLEs. L’objectif de cette soirée est de comprendre ce qu’est et commebt fonctionne le harcèlement et d’envisager ensemble des solutions pour lutter contre !

Projets miniers : Une contestation du local au global

Fédéral/Local

Le collectif DesTerresMINÉes 35 s’est formé pour contester le permis exclusif de recherche (PER) de Dompierre-du-chemin. Puis, devant les autres foyers de lutte, il a évolué vers un discours et une contestation plus globale. Retour sur ce parcours.

Le PER de Dompierre était un projet minier, mené par la société d’exploration Variscan, qui concernait 17 communes entre Fougères et Vitré (Ille-et-Vilaine), et qui a été stoppé début 2017. Il s’agissait principalement d’extraire du tungstène, à la base des aciers extrêmement durs utilisés dans l’armement ou l’industrie en général. L’exploration consistait en des prélèvement effectués avec des tarières, donc des trous, et parfois des tranchées peu profondes. Mais en vérité les minerais présents étaient déjà connus après d’énormes recherches effectuées dans ces zones par le BRGM [1], jusqu’en 2000. Officiellement, les causes de l’arrêt du projet ont été longtemps inconnues malgré des demandes d’explications adressées à Variscan ou à l’État. Mais les opposantes et opposants direct.es savaient que la société avait des difficultés financières, et qu’elle avait déposé plusieurs demandes de permis d’exploration sans pouvoir toutes les assumer. Voilà qui révèle un aspect inquiétant de stratégie : les sociétés d’exploration testent aussi la capacité de la région à se mobiliser, l’acceptabilité sociale, et donc la possibilité ou non d’imposer de nouveaux projets.

En rouge les permis explorations minières du grand-ouest

Vers une contestation radicale et globale

Le collectif DesTerresMINÉes 35 s’était déjà constitué en association, il aurait pu cesser son activité après l’annonce de l’abandon du projet, mais ses membres actifs ont décidé de continuer les actions, principalement pour informer les mairies et la population. Puis il s’est donné pour vocation de monter une forme de fédération des différentes associations métropolitaines, mais aussi ultra-marines (il y a un projet catastrophique en Guyane, avec plusieurs associations pour le contester). L’idée de départ était un soutien mutuel entre les différentes luttes notamment pour les manifestations. Le choix de fédérer plusieurs luttes a donné une vraie victoire en Bretagne : huit associations se sont retrouvées à Paris à l’occasion de la journée «  Mines en France  » pour un rassemblement devant l’école du même nom  ; il y avait là les dirigeants politiques, les sociétés minières et les ingénieurs, habitués à se retrouver dans un entre-soi. Les opposants ont perturbé ce rendez-vous, et les médias ont réagi (France Inter, Reporterre, le Monde diplomatique). Cet événement a amené le conseil régional de Bretagne à s’opposer officiellement à la relance minière sur ses territoires. Dans les mois qui viennent, l’association souhaite continuer dans la même optique contre de le projet de réouverture de la mine de Salau, qui est le prochain projet important.

Les associations qui luttent contre les projets miniers pointent des problèmes importants, mais elles peinent à sortir des bons sentiments, et entrer dans un discours plus global qui impliquerait forcément un projet de décroissance. Si le choix de se fédérer fonctionne pour gagner, le discours radical ne fait pourtant pas l’unanimité, et certaines associations veulent avant tout que le projet local s’arrête, sans voir au-delà. Ceci dit, certaines associations de ce type continuent de fréquenter la fédération, puisque ça marche. C’est à ce moment-là que l’argument «  ni ici ni ailleurs  » doit porter.

Dans le collectif DesTerresMINÉes, on pense que la relance minière est la conséquence d’une société hyperconsumériste, donc c’est le fonctionnement de cette société qui est à remettre en cause. La seule réponse est de penser une autre forme de société consommant de manière beaucoup plus réduite. Seulement, si les questions sont réellement soulevées par le mouvement, le silence des médias fait que seules quelques dizaines d’individu.es sont concerné.es par la relance minière. C’est insuffisant pour lancer une réflexion d’ampleur dans l’opinion.

Daniel, du collectif DéTerreMINÉes 35

via alternativelibertaire.org

Centenaire de la révolution russe

Fédéral/Local

La Révolution russe – événement d’envergure planétaire dont on fête le centenaire cette année – ne se limite pas à un affrontement binaire entre tsaristes et bolcheviks.
Des forces politiques ont agi, à l’époque, pour proposer un autre modèle qu’une monarchie cruelle d’un côté, une dictature cynique de l’autre.
Le mouvement anarchiste s’est battu pour une démocratie fondée sur les soviets libres, et non inféodés au Parti communiste ; un socialisme fondé sur l’autogestion, et non sur l’étatisation totale de la vie économique.
En première ligne, mais minoritaires en 1917, les anarchistes et anarcho-syndicalistes s’efforcèrent de rattrapper leur retard et de créer la surprise. Nous raconterons comment.

“De la Révolution russe, les libertaires ne retiennent souvent que deux épisodes épiques et signifiants : la Makhnovchtchina, Cronstadt 1921. La séquence initiale de 1917-1918 est plus mal connue. C’est pourtant là que l’essentiel de la partie s’est joué pour le mouvement anarchiste.

Quelle était alors sa consistance, quel fut son rôle, quels choix opéra-t-il  ?

En février 1917, après l’effondrement des institutions impériales, émergea une administration alternative – les soviets, les comités d’usines –, base d’un possible pouvoir populaire. Possible, mais pas assuré. Beaucoup dépendrait de l’orientation imprimée par les différents courants politiques à l’œuvre.

Or, en février 1917, l’anarchisme était la composante la plus minoritaire du socialisme russe.

Certes, la politisation fulgurante du prolétariat et des conscrits entraîna alors une croissance pléthorique des partis et des syndicats, jusque-là clandestins. Mais comment transformer ce flot de convertis volatils en une force collective, capable de peser sur le cours des événements  ?

Toutes les organisations furent confrontées à cet enjeu, auquel le mouvement anarchiste ne put répondre. Par manque de moyens, assurément  ; par manque de volonté aussi, du fait d’un reliquat de spontanéisme hérité de la période «  terroriste  » de 1905-1906.

Des années plus tard, bien des militants souligneront ces lacunes. Voline déplorera le manque de «  cadres  » pour répandre les idées anarchistes et «  contrecarrer la puissante propagande et l’action bolchevistes  » [1]. Makhno en voudra aux «  anarchistes des villes  » de n’avoir pas épaulé ceux des campagnes [2]. Anatole Gorélik jugera qu’«  il y avait très peu de militants anarchistes de formation théorique suffisante  » et évoquera son angoisse quand, dans le Donbass, il voyait «  chaque semaine, des dizaines de représentants et délégués d’ouvriers  » qui réclamaient «  des orateurs et agitateurs, de la littérature politique, mais surtout une aide morale et théorique  » sans que son groupe soit en mesure de répondre à la demande [3].

Le mouvement anarchiste n’ayant pu surmonter à temps son handicap initial, une large part de sa mouvance fut satellisée, puis aspirée par le Parti bolchevik, que sa supériorité numérique et organisationnelle faisait apparaître comme un outil plus efficace pour parer au plus pressé : vaincre la bourgeoisie et la contre-révolution.”[4]

Pour plus de détail, n’hésite pas à venir à la réunion publique sur la révolution russe le 1er Novembre à 20h00 aux oiseaux de la tempête (14 rue de la pinterie – fougères) et le 2 novembre à Rennes au Panama.

 

 (1) Voline, La Révolution inconnue, tome 2, Entremonde, 2009, page 17.

 (2) Nestor Makhno, Mémoires et écrits 1917-1932, Ivrea, 2009, page 108.

 (3)Anatole Gorélik, cité dans Alexandre Skirda, Les Anarchistes russes, les soviets et la révolution de 1917, Editions de Paris-Max Chaleil, 2000, page 144.

 (4) Edito du dossier du mensuel d’Alternative Libertaire sur 1917

Pour le dossier complet : http://www.alternativelibertaire.org/?Dossier-1917-Edito-Les-anarchistes-leur-role-leurs-choix

Éditorial n°1

Local

La galette sociale est un journal trimestriel diffusé sous forme papier dans les bars et collé sur les murs du pays de Fougères. Elle est écrite par des militantEs.

Le coller sur les murs, pourquoi ?

L’espace public est pensé en terme de flux, nous allons d’un point à un autre sans nous arrêter. La publicité et le monde marchand colonisent cet espace pour nous vendre un téléphone ou une assurance. Mais la rue est d’abord et avant tout un espace politique, où les gens se rencontrent, discutent, s’engueulent et se rejoignent pour lutter ! Cet espace est le nôtre, l’occuper c’est s’en rappeler !

S’exprimer, co-écrire…

La galette sociale est écrite par des membres d’Alternative Libertaire. Mais l’objectif du journal est aussi de redonner la parole à tous et toutes. C’est pourquoi une zone d’expression libre existe pour que tu puisse y laisser un mot, un dessin, quelque chose que tu veux partager. Les contributions sont aussi les bienvenues, tu peux nous envoyer un article, une brève, un dessin, que nous tenterons de mettre dans le numéro suivant.

L’info militante locale et la mise en avant d’alternatives

La galette sociale relaiera les informations militantes locales. Elle mettra en avant des expériences, des alternatives existantes. Elle permettra aussi de pousser et de partager des coups de gueule.

 

Aux alentours de Fougères : abandons précipités des TAP, beaucoup d’animateurs sur le carreau

Fédéral/Local

On a beaucoup parlé en ce début d’année 2017 du retour à la semaine d’école à 4 jous plutôt que 4 jours et demi, beaucoup moins des conséquences en coulisse dans les communes ayant fait le choix de cette modification.

Au-delà des débats sur la pertinence du rythme scolaire le plus adéquat, dans lequel nous ne rentrerons pas, ce retour à la semaine à 4 jours signifie dans nombre d’écoles, la suppression des temps périscolaires. Afin de les mettre en place, les communes choisissaient soit de recruter des animateurs et des animatrices soit de mandater des associations et des entreprises pour le faire. Les annonces sur le retour à 4 jours ont été rapides, et les décisions tout autant, à la rentrée c’est probablement plusieurs centaines de salariéEs qui se retrouvent alors licenciéEs économiquement sur l’Est du département.

L’école et son organisation sont politiques, les gouvernements successifs veulent tous y mettre leur empreinte, sans se soucier de l’organisation technique de ces réformes et des conséquences pour les personnes qui en vivent, les enfants et les parents.

La mise en place des temps périscolaires a été brutale, obligeant les municipalités à inventer dans la précipitation des solutions, et les municipalités pour certaines font un choix tout aussi brutal en revenant très rapidement à l’ancienne formule sans préparation, ni préavis, mettant ainsi de nombreuses personnes au chômage au mois de septembre. Les salariéEs animant les temps périscolaire avaient mis en place des outils et développé des compétences, qui aujourd’hui ne seront plus utilisées par défaut de réflexion globale des modalités et et des méthodes d’éducation. La prise en charge des questions éducatives doit viser au bien-être des enfants et non à la gestion de temps scindés les uns des autres sans articulation et réflexion. Les TAP auraient pu, si l’investissement avait été à la hauteur, produire des temps réflechis entre animateurs-rices et enseignantEs, des temps qui n’auraient pas été pour remplir les trous de l’emploi du temps des enfants mais ceux de l’éducation populaire !

Mettre en place des politiques pour les détricoter quelques années plus tard, c’est ne pas tenir compte des enfants à qui on impose en fonction des volontés des uns et des autres, des rythmes différents d’une année à l’autre, ce n’est pas tenir compte des parents, qui cherchent à organiser leur travail ou activité en fonction des temps scolaires, ce n’est pas tenir compte des salariéEs qui subissent ces décisions politiques.

Alternative Libertaire Fougères condamne ces choix non réfléchis aux conséquences désastreuses pour de nombreuses personnes et soutient l’ensemble des salariéEs touchéEs par ces licenciements économiques. Aussi, nous tenons à rappeler que l’animation est malgré les compétences qu’elle nécessite, un travail payé au lance-pierre, et les personnes qui en vivent sont trop souvent une variable d’ajustement, sans rythme, ni salaire adéquat, ce n’est pas parce que beaucoup font leur travail avec passion qu’il faut l’apparenter à du bénévolat !

À Fougères comme ailleurs pas de caméra !

Local

Vieille marotte à Fougères la question de la vidéo-surveillance revient régulièrement dans le débat public, allant jusqu’à toucher des plus petites communes tel que Maen-Roch. Encore après la fête de la musique de cette année, des habitantEs ont demandé sa mise en place à Fougères, et les éluEs recherchent aujourd’hui le moyen de la financer. Pour Maen-Roch c’est un graffiti anarchiste qui illustre l’ article présentant la volonté de l’équipe municipale à se doter d’un tel dispositif, sur les recommandations de la gendarmerie (1). Comme si une empreinte visuelle revendiquant plus d’autonomie, de démocratie, le bien-être collectif et l’autogestion était dangereuse et pouvait justifier des dépenses publiques considérables au nom de la sécurité.

Les caméras sont souvent présentées comme une solution au sentiment d’insécurité, sentiment non corrélé à l’insécurité réelle. Cette problématique est d’ailleurs le plus souvent portée ou alimentée par des éluEs puis reprise par des habitantEs, malgré des chiffres qui n’ont jamais pu prouver l’efficacité de la vidéo surveillance sur les actes délictuels.

Insécurité ?

Le sentiment d’insécurité est très souvent lié à un manque de lien social et de connaissance mutuelle. En effet, tout à chacunE se sent bien plus à l’aise quant il ou elle se préoccupe des autres et que c’est réciproque. Aussi, le seuil de tolérance et de définition de l’insécurité varie d’un endroit à l’autre, ainsi dans certaines communes des dégâts matériels suffisent alors qu’à d’autres endroits l’insécurité est en lien avec un danger physique et celle-ci fait écho à des faits.

Il faut rappeler ici que même quand le sentiment d’insécurité est fondé, ce n’est pas les caméras qui permettront de faire baisser le nombre d’actes répréhensibles. Les problèmes se déplaceront, et c’est en vain que les caméras nous auront coûté des fortunes.

Combien ça coûte ?

D’après un rapport de la Cour des comptes, les frais à prévoir pour s’équiper de caméras est en moyenne de 7 570€ par installation de caméra plus 7 400€ par caméra et par an pour le fonctionnement. Sachant que la ville compte s’équiper de huit caméras et que les subventions de l’Etat couvriraient au maximum 50 % des frais d’installation, on arrive à un total estimé de 89 480€ pour la première année du projet de vidéosurveillance fougerais, et 59 200€ par an par la suite. Soit 59 256€ par an sur 5 ans. (2)

À comparer avec le budget de 24 000€ par an sur cinq ans annoncé par la mairie (14 000€ par an sur cinq ans après soustraction de la subvention de l’Etat pour l’installation, puis 10 000€ par an pour le fonctionnement) qui correspondrait aux dépenses annuelles dues aux dégradations de la ville, soit 25 000€. (3)

On peut s’étonner du faible budget annoncé par la municipalité comparé à la moyenne nationale. Faut-il donc anticiper une augmentation des frais suite à l’installation ?

Et n’est-il pas naïf d’imaginer que la surveillance empêchera toute forme de dégradation ?

Surveillance inégale contre mixité sociale

Les politiques pourront dire « on a fait notre job » mais les délits resteront, se déplaceront, évolueront. Pendant ce temps, les zones surveillées, qui sont des espaces publics, seront conformées et tout un pan de la population prié de ne plus y apparaître (raciséEs, mendiantEs, manifestantEs, …), sous peine d’être surveilléEs et soupçonnéEs par défaut. C’est la mixité sociale que les systèmes de surveillance mettent en péril.

C’est pourtant cette même mixité qui seule permet la compréhension des intérêts communs, et c’est souvent lorsqu’on perd de vue les intérêts communs que les délits arrivent…

Seule une vie de quartier riche et une vigilance collective permise par un exercice commun de la démocratie permettent de prendre soins les uns des autres et de diminuer les délits, si mineurs soient-t-ils. De plus accepter pour ces raisons les caméras, c’est oublier que ces dispositifs servent tout autant voir plus au contrôle du mouvement social et au contrôle des populations qu’à leur protection.

Nous ne pouvons pas nous asseoir sur nos libertés, comme les gouvernements successifs nous le demandent depuis plusieurs années, et nos responsabilités en exigeant l’impossible qui serait un policier à chaque rue et une caméra à chaque intersection.
Nous ne voulons pas que le contrôle devienne la norme, la perte de confiance collective une fatalité et la dépense inutile de centaines de milliers d’euros un moindre mal.

Nous appelons tous et toutes les habitantEs de Fougères et de Maen-Roch à lutter contre l’installation de caméras !

Pour en discuter vous pouvez nous contacter à fougeres@alternativelibertaire.org

 

(1) Maen-Roch. Le projet de vidéoprotection prend tournure – Ouest France – 27/06/2017

(2) L’ORGANISATION ET LA GESTION DES FORCES DE SÉCURITÉ PUBLIQUE – Rapport de la Cour des comptes – 07/07/2011

(3) Sécurité. La Ville expérimentera la vidéo surveillance – La Chronique républicaine – 19/04/2015

Space à Rennes, foire à l’agriculture intensive

Local

À Rennes, comme tout les ans, se déroulera prochainement, le SPACE et sa 30ème édition : étalage de machines hors de prix et d’exposantEs aux nombreuses casseroles pour certainEs.
Le SPACE, c’est plus de 6 millions d’euros de chiffre d’affaire, une belle part faite aux différents lobbys de l’agriculture (avec par exemple la CNIEL, qui organise certaines conférences, lobby français du lait), des syndicats ne faisant que peu de cas de l’environnement, tel que la FNSEA avec, en plus des stands, de nombreuses prises de parole officielles. Sans étonnement, la Confédération Paysanne, par exemple, n’y est pas, ce qui éclaire sur les choix de ce salon…
Les agriculteurs et les agricultrices seront invitéEs à venir admirer des machines et technologies, qui pour la pluspart les ruineraient, déjà pour certainEs étoufféEs par les dettes.
Les mêmes qui leur imposent les prix de ce qu’ils et elles produisent viendront leur faire la leçon sur comment être productif.ve.s et compétitif.ve.s, avec la quasi-moitié des conférences organisées par l’Institut de l’Elevage (dont l’objectif premier est la “valorisation de la compétitivité des élevages herbivores”).
Les visteurs et visiteuses pourront y saluer pour nous Lactalis, responsable de la pollution de la Seiche près de Vitré (voir notre communiqué sur la mortalité croissante de la faune et de la flore à cause l’usine Lactalis de Retiers), après avoir déversé des litres de lactoses dans les écosystèmes.
Alors que l’urgence écologique n’a jamais été aussi forte, le SPACE a fait le choix de mettre le paquet sur l’innovation et les nouvelles technologies, pour beaucoup polluantes, loins des enjeux d’aujourd’hui.
Ceux et celle-là même qui étouffent l’agriculture, vont parader, à côté des ministres alors qu’à quelques kilomètres de là, un agriculteur bio se fait expulser de ses terres pour construire une énième zone commerciale.
Même si nous ne condamnons pas l’amélioration des conditions de travail des agriculteur.rice.s permises par certaines technologies, loins d’être incompatible avec l’écologie, nous ne pouvons qu’être sceptiques sur un salon qui met à l’honneur l’hyperproductivité, des solutions homogènes sur les territoires, qu’importe les ecosystèmes dans lesquels évoluent les éxploitations, la compétitivité qui angoisse les exploitantEs au détriment de leur santé physique et mentale, l’incitation à l’endettement avec des machines beaucoup trop cher et le gaspillage d’argent d’un tel évenement.
Rappelons qu’Alternative Libertaire revendique une agriculture proche du modèle paysan, basée sur une activité non-productiviste, au service d’une consommation biologique et de proximité. Un modèle libéré des l’exploitation des industriels et des grandes surfaces, respectueux de la nature et des travailleurs et travailleuses.

[Retiers] Lactalis pollue la seiche et tait ses dysfonctionnements !

Local

Depuis plusieurs semaines, la Seiche, rivière Brétilienne, a connu un déséquilibrage massif de son écosystème : mort accrue de poissons et d’oiseaux notamment.
Des associations, suivies par des services de l’Etat ont identifié le probème : l’usine Lactalis, située à Retiers, qui deversait du lactose brut dans l’écosystème, privant la faune et la flore d’oxygène.
Lactalis n’a de son côté, pas jugé nécessaire de signaler l’incident (saturation de son système d’épuration) aux autorités.
Rien d’étonnant de la part d’une entreprise qui n’a que peu faire de ses salariéEs, en leur imposant, par exemple sur certains sites des déjeuners sur place à raison de 10€ par jour. C’est aussi la même entreprise qui présurise les producteurs de lait, mais qui en parrallèle réalise 17,3 milliard d’euros de chiffre d’affaire. Alors, autant dire que la préoccupation de l’environnement ne fait pas partie de ses priorités, tant que cela n’a pas d’impact sur son image.

Afin de lutter efficacement contre ces dérives et bien d’autres, Alternative Libertaire revendique l’autogestion et la démocratie au sein des entreprises, pour un partage des richesses et sous le contrôle d’Assemblée Générale démocratique des communes, qui ne laisseraient pas les entreprises de leurs territoires dégrader l’environnement dans lequel elles évoluent !

[Fougères] Le 9 septembre : fête populaire de l’AL

Local

Pour la deuxième année consécutive, Alternative Libertaire Fougères organise une fête populaire à la plaine des Grands Jeux (rue de Laval, à côté de Juliette DROUET) . Temps de rencontres, d’échanges militants, et de détente, nous vous attendons nombreux et nombreuses !

 

Au programme :

  • tournoi de foot : composé d’équipes de 4, tu peux t’inscrire sur place ou en amont en nous contactant.
  • tournoi de palet ;
  • zone de gratuité : n’hésite pas à ramener des objets dont tu n’as plus besoin
  • animation pour toutes et tous : atelier jonglage pour petitEs et grandEs, jeux, dessins, etc. Tu peux aussi nous contacter pour proposer des activités.
  • débat et échanges autour des politiques du gouvernement de Macron ;
  • Scène ouverte : Tous ceux et toutes celles qui le souhaitent peuvent venir jouer à la scène ouverte. Animation pour toutes et tous, l’occasion de découvrir un groupe, de se faire connaître et de partager un moment sympa !
  • Librairie : à la recherche de livres militants : libertaires, historiques, sociologiques ? Viens voir si des ouvrages
    t’intéressent à la fête populaire.

Un C.A.O. à Beaucé

Fédéral/Local

Depuis le 25 octobre, un Centre d’accueil et d’Orientation (CAO) a ouvert à Beaucé, pour accueillir 140 migrants suite au démantèlement de la jungle de Calais.

Attiser les tensions pour instrumentaliser l’ouverture du CAO
Suite à l’annonce de cette ouverture, l’extrême droite, comme à son habitude, a tenté de monter les précaires les un-e-s contre les autres. Le ponte régional du FN y a organisé une manifestation afin de mobiliser ses partisant-e-s contre les migrant-e-s.
La présence de l’extrême droite sur les marchés et sur l’espace public, pour y diffuser un discours mensonger afin d’attiser les craintes de certain-e-s, a créé une tension importante avec les habitant-e-s, alors même qu’ils  prétendent viser l’apaisement.
En réaction, de nombreuses organisations politiques , associations et habitant-e-s se sont rassemblé-e-s afin de lutter contre ce discours. Ainsi, en parallèle du rassemblement d’extrême droite, qui réunissait environ 100 personnes venant de toute la Bretagne, 750 personnes se sont réunies au cri de « _Fougères, Fougères, Ouverts et Solidaires_ », afin de témoigner leur soutien aux futurs résidents du CAO.

L’émergence spontanée de solidarité
L’extrême-droite parie sur d’éventuels débordements afin de valider son discours.
Les autres villes accueillant depuis plusieurs mois des CAO en témoignent_ : si certain-e-s habitant-e-s peuvent être réceptifs aux discours de l’extrême droite, l’expérience les a invalidés.

C’est pour accueillir au mieux les migrants qu’un collectif d’habitant-e-s s’est créé. Ce collectif agit en complément des associations caritatives désignées pour accompagner l’accueil, afin de proposer des actions et des activités aux migrants et aux Fougerais-e-s.

Ce collectif qui existe depuis mi-octobre, vient de s’ouvrir à des résidents du CAO, qui y participent pour certains. Au-delà de la solidarité qu’il contribue à faire exister, le collectif permet de créer du lien social entre les habitant-e-s eux-mêmes et avec les résidents, d’expérimenter la démocratie directe et l’autogestion.

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