J'aurai voulu être anarchiste pour pouvoir faire mon numéro.

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Fédéral - page 2

Quelques mots sur l’école

Fédéral

On nous assène que l’école est gratuite et obligatoire, que c’est un privilège, tentant ainsi de couper court à toute critique visant son efficacité et son bien-fondé. Mais qu’en est-il si on pose cette simple question : quel est le but réel de l’école  ?
Il est assez aisé de se renseigner sur les intentions de l’école. Historiquement, l’instruction publique s’est généralisée afin d’atteindre les objectifs suivants  : empêcher les communistes et autres révolutionnaires d’ouvrir leurs propres établissements et d’y parler de la justice sociale, former de bons paysans et de bons ouvriers d’une part et quelques cadres et dirigeants d’autres part. En résumé, il fallait généraliser l’école pour, à tout prix, ne rien changer à l’ordre établi.

A chaque réforme, on mesure le mécontentement que produit l’Education nationale. Tout le monde est d’accord pour dire que l’école ne fonctionne pas et qu’au fond aucun ministre n’est vraiment capable de la réformer correctement.
Bien entendu, dans le contexte actuel de crise, nombreux sont ceux qui hurlent en faveur du « rétablissement de l’autorité ». Avant le « laxisme gauchiste » l’école n’était pas contestée et les enfants filaient droit.
Ce n’est pourtant qu’une belle légende, le problème est ailleurs  !

L’école va mal. La société aussi. Cela va de pair. Disons le franchement, l’école déglingue les enfants, elle est génératrice de profonds mal-êtres autant qu’elle entretient les inégalités sociales et les dominations politiques. Cette école là il faut la détruire et combattre toute les formes d’éducation qui nuiraient à l’épanouissement personnel et à l’entente collective.

A ce titre nous affirmons plusieurs choses  :

1) Il n’est pas possible de faire véritablement confiance à l’école tant qu’elle sera un outil au service de l’État et des entreprises.

2) Les alternatives existent pour construire et faire vivre une éducation émancipatrice. Elles existent depuis que l’école existe et sont fortes d’une tradition et de savoir-faire solides, un certain nombre d’entre elles ont fait leurs preuves et continuent d’avancer dans le sens du progrès.

3) Il nous faut multiplier les terrains d’expérimentation, travailler dur jusqu’à ce que la marge devienne la norme et que l’éducation, au même titre que l’organisation de la société toute entière, soit satisfaisante.

Pour une éducation qui a du sens à Fougères comme ailleurs, retrouvons nous et parlons-en ! Après une première réunion publique en juin sur les pédagogies Freinet, notre cylce sur l’éducation continue avec un prochain débat autour d’une projection le 13 octobre à 20h30 aux Oiseaux de la tempête !

D’élections en élections… de la politique du moins pire aux espoirs déçus

Fédéral

La campagne pour les présidentielles continue et ce n’est pas prêt de finir tout de suite. Pour les grands partis on exhorte chacun à « prendre ses responsabilités ». Tous les arguments y passent et désormais ce n’est plus le « vote utile » qu’on nous fait avaler pour maintenir tel ou tel appareil politique sur le devant de la scène mais bien un vote contre le pire et ce, dès le premier tour. Chez les plus petites formations c’est de l’espoir qu’on tente de nous échanger contre un bulletin de vote. Cet espoir qui nous fait imaginer qu’en élisant le bon ou la bonne une fois pour toute, celui ou celle-ci abandonnerait son pouvoir chèrement conquis pour le redistribuer à toutes et tous ! Sommes nous si naïfs/naïves ? Est-ce seulement arrivé une fois dans l’histoire de la démocratie représentative ? Notre capacité à agir se limiterait-elle à élire nos chefs de scrutins en scrutins ?

Nous pensons que notre pouvoir ne se monnaye pas, que personne ne peut prétendre à nous le prendre, par les urnes ou par la force.
Débarrassons nous des croyances qui nous poussent à nous tourner vers des sauveurs qui savent ce qui est bon pour nous, il n’y à rien de pire que les espoirs deçus (qui parle encore de Syriza ?).
Notre pouvoir c’est celui d’agir et de construire ensemble, à égalité, et de défendre nos droits face à ceux qui voudraient nous en priver.
Votez pour qui vous voulez , ne votez pas, faites bien ce qui vous passe par la tête à ce moment-là. Nous pensons que l’important n’est pas là, un gouvernement quel qu’il soit est tout puissant si nous lui abandonnons notre liberté d’agir mais n’est plus rien si nous sommes organisé-e-s et conscient-e-s de notre force.
Nous sommes le pouvoir.

Un C.A.O. à Beaucé

Fédéral/Local

Depuis le 25 octobre, un Centre d’accueil et d’Orientation (CAO) a ouvert à Beaucé, pour accueillir 140 migrants suite au démantèlement de la jungle de Calais.

Attiser les tensions pour instrumentaliser l’ouverture du CAO
Suite à l’annonce de cette ouverture, l’extrême droite, comme à son habitude, a tenté de monter les précaires les un-e-s contre les autres. Le ponte régional du FN y a organisé une manifestation afin de mobiliser ses partisant-e-s contre les migrant-e-s.
La présence de l’extrême droite sur les marchés et sur l’espace public, pour y diffuser un discours mensonger afin d’attiser les craintes de certain-e-s, a créé une tension importante avec les habitant-e-s, alors même qu’ils  prétendent viser l’apaisement.
En réaction, de nombreuses organisations politiques , associations et habitant-e-s se sont rassemblé-e-s afin de lutter contre ce discours. Ainsi, en parallèle du rassemblement d’extrême droite, qui réunissait environ 100 personnes venant de toute la Bretagne, 750 personnes se sont réunies au cri de « _Fougères, Fougères, Ouverts et Solidaires_ », afin de témoigner leur soutien aux futurs résidents du CAO.

L’émergence spontanée de solidarité
L’extrême-droite parie sur d’éventuels débordements afin de valider son discours.
Les autres villes accueillant depuis plusieurs mois des CAO en témoignent_ : si certain-e-s habitant-e-s peuvent être réceptifs aux discours de l’extrême droite, l’expérience les a invalidés.

C’est pour accueillir au mieux les migrants qu’un collectif d’habitant-e-s s’est créé. Ce collectif agit en complément des associations caritatives désignées pour accompagner l’accueil, afin de proposer des actions et des activités aux migrants et aux Fougerais-e-s.

Ce collectif qui existe depuis mi-octobre, vient de s’ouvrir à des résidents du CAO, qui y participent pour certains. Au-delà de la solidarité qu’il contribue à faire exister, le collectif permet de créer du lien social entre les habitant-e-s eux-mêmes et avec les résidents, d’expérimenter la démocratie directe et l’autogestion.

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