J'aurai voulu être anarchiste pour pouvoir faire mon numéro.

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Fédéral - page 2

Mettons Jupiter à terre !

Fédéral


Suppression des cotisations sociales, démantèlement du Code du Travail, réforme des retraites : le gouvernement Macron est là pour achever la destruction des droits sociaux conquis par les travailleurs et les travailleuses. Alors tirons les leçons des luttes passées et poussons vers une grève générale prolongée pour bloquer l’économie.

40 ans d’austérité

Confrontés à une croissance faible qui n’exclut pas des profits importants pour les patrons, les gouvernements de droite comme de gauche (sauf l’intermède 1981/82) appliquent loyalement le programme de la bourgeoisie : l’austérité. C’est le nom donné aux politiques qui visent à reprendre aux travailleurs et aux travailleuses les acquis sociaux et syndicaux arrachés par les luttes depuis la Libération.

Cette politique nécessairement impopulaire a provoqué l’alternance droite/gauche quasi-automatique, les électeurs et électrices mettant leur espoir dans les promesses de changement. La déception répétée finit par fragiliser tout le système politique : montée de l’abstention, vote Le Pen… la Ve République est un champ de ruines. Si les plus riches ont bien profité de la période, ils s’inquiètent maintenant que la colère populaire n’est plus canalisée dans les urnes. Les stratèges les plus éclairés de la bourgeoisie ont alors inventé Macron. Ni de droite, ni de gauche, ni même du centre : moderne !

Macron, joker de la bourgeoisie

Elu avec le relatif succès que l’on sait, Macron est mandaté pour contenir les explosions sociales et achever la destruction des acquis sociaux. En effet, si les résistances, les journées de grèves, les manifestations monstres n’ont pas suffit pour faire reculer les gouvernements, elles ont tout même freiné l’application des politiques ultra-libérales. De ce point de vue, la France est en retard, il s’agit d’en finir ! La suppression des cotisations sociales annonce la mort des protections solidaires ; le délabrement de l’éducation publique annonce la victoire de l’enseignement privé du primaire à l’université ; la destruction du Code du Travail et du droit syndical annoncent l’atomisation du salariat ; la réforme des retraites attendues pour janvier 2018 annonce le pire… Et l’introduction des mesures de l’état d’urgence dans la loi banale annonce l’aggravation de la répression contre les syndicalistes, militant-e-s écologistes, solidaires des migrant-e-s

Stop ou encore ?

Macron s’effondre déjà dans les sondages et la nouvelle politique transparente promise devient la construction secrète d’ordonnances ! Jamais le terme « rentrée sociale » n’aura été aussi vrai. Assurons donc le succès du rendez-vous le 30 août contre l’Université d’été du Medef et la journée de grève du 12 septembre.

Mais tirons les leçons des luttes passées. Les syndicats qui combattent encore nous préparent trois journées de mobilisations éparpillées en septembre. Mieux que rien mais insuffisant pour gagner. Quitte à perdre trois jours de salaire, c’est un appel à trois jours de grève générale que les syndicats et les salarié-e-s doivent construire. Trois jours de blocage de l’économie, des zones industrielles et des quartiers, des lycées et des facultés. Alors nous serons en meilleure situation pour décider des suites au matin du quatrième jour et pour faire grandir les forces de la rupture anticapitaliste !

Via alternativelibertaire.org

Quand les vieux pensent aux “jeunes”

Fédéral

Au début du mois de novembre, le premier ministre Manuel Valls reprenait position en faveur du service civique obligatoire en ces termes :
« Il y a une telle énergie parmi nos jeunes, une telle volonté d’être utile ; il faut l’encourager, et lui donner des moyens de s’exprimer. C’est pour cela que je plaide pour un service civique obligatoire qui permette aux jeunes françaises et aux jeunes français d’agir ensemble pour l’intérêt général ».
Comment ne par rire en pensant qu’ajouter 3 mois de propagande gouvernementale en faveur des institutions en place ainsi que la mention « obligatoire » à un dispositif déjà existant puisse être vu comme un encouragement ?
Mais à l’hilarité s’ajoute la surprise puisque l’amendement de la loi égalité et citoyenneté prévoyant la mise en place de ce service civique obligatoire a disparu suite à son passage en lecture au Sénat au cours du mois d’octobre dernier.
On pourrait nous croire satisfait de cette disparition, mais la droite sénatoriale ne s’est pas seulement prononcée contre le service civique obligatoire « en raison notamment de l’incapacité matérielle et financière des structures d’accueil à le mettre en œuvre ». Mais ils ont eux aussi pensé aux jeunes en votant un amendement proposant un nouveau type de contrat aidé pour les moins de 25 ans : le « Contrat d’Emploi Appoint Jeunes » dont les revenus seraient exonérés de charges patronales et d’impôts dans la limite d’un RSA.
Ce contrat est ouvertement inspiré des mini-jobs à l’allemande, des contrats cumulables et soustraits à toute idée de salaire minimum, présentés comme étant largement responsables « du miracle économique » teuton. Seulement voilà, si l’Allemagne connaît actuellement un taux de chômage historiquement bas, c’est aussi, d’après l’OCDE, le pays développé où les inégalités et la pauvreté ont le plus progressé. Et on voit là un projet sur lequel la droite du Sénat et les socialistes du gouvernement s’accordent : augmenter la précarité au travail afin de réduire les chiffres du chômage coûte que coûte. Et ce projet sous-tend l’idée du C.E.A.J. et celle du Service Civique Obligatoire autant que celle de la loi travail.
Car ne nous y trompons pas, ces contrats précaires à destination des jeunes ne sont qu’une resucée du C.P.E. que nous avons déjà vivement refusé il y a de cela plus de 10 ans. Et ils constituent eux aussi, tout autant que les 3 mois de propagande gouvernementale prévu initialement, un projet d’endoctrinement. Il s’agit d’habituer la part la plus jeune de notre population à accepter les exigences du capitalisme néolibéral, de s’habituer à cumuler jusqu’à 5 contrats de 3h dans le mois, de s’habituer à voir le S.M.I.C. comme un horizon indépassable. Mais il s’agit aussi de mettre les travailleurs en compétition, toute réforme sur les retraites et sur le travail des jeunes finissant  par impacter les salariés dont le travail deviendra définitivement trop cher.
Ainsi le projet sénatorial est-il tout aussi préoccupant que le Service Civique Obligatoire, qu’il ne nous faut pas oublier. En effet suite à l’adoption du texte par le Sénat, et l’échec de la commission paritaire mixte à trouver un accord entre les deux chambres, ce sera à l’Assemblée Nationale, où le gouvernement possède la majorité, que la version finale du texte sera votée. Si le premier ministre reprend position sur le sujet cela nous montre que le projet n’est pas mort.

Quelques mots sur l’école

Fédéral

On nous assène que l’école est gratuite et obligatoire, que c’est un privilège, tentant ainsi de couper court à toute critique visant son efficacité et son bien-fondé. Mais qu’en est-il si on pose cette simple question : quel est le but réel de l’école  ?
Il est assez aisé de se renseigner sur les intentions de l’école. Historiquement, l’instruction publique s’est généralisée afin d’atteindre les objectifs suivants  : empêcher les communistes et autres révolutionnaires d’ouvrir leurs propres établissements et d’y parler de la justice sociale, former de bons paysans et de bons ouvriers d’une part et quelques cadres et dirigeants d’autres part. En résumé, il fallait généraliser l’école pour, à tout prix, ne rien changer à l’ordre établi.

A chaque réforme, on mesure le mécontentement que produit l’Education nationale. Tout le monde est d’accord pour dire que l’école ne fonctionne pas et qu’au fond aucun ministre n’est vraiment capable de la réformer correctement.
Bien entendu, dans le contexte actuel de crise, nombreux sont ceux qui hurlent en faveur du « rétablissement de l’autorité ». Avant le « laxisme gauchiste » l’école n’était pas contestée et les enfants filaient droit.
Ce n’est pourtant qu’une belle légende, le problème est ailleurs  !

L’école va mal. La société aussi. Cela va de pair. Disons le franchement, l’école déglingue les enfants, elle est génératrice de profonds mal-êtres autant qu’elle entretient les inégalités sociales et les dominations politiques. Cette école là il faut la détruire et combattre toute les formes d’éducation qui nuiraient à l’épanouissement personnel et à l’entente collective.

A ce titre nous affirmons plusieurs choses  :

1) Il n’est pas possible de faire véritablement confiance à l’école tant qu’elle sera un outil au service de l’État et des entreprises.

2) Les alternatives existent pour construire et faire vivre une éducation émancipatrice. Elles existent depuis que l’école existe et sont fortes d’une tradition et de savoir-faire solides, un certain nombre d’entre elles ont fait leurs preuves et continuent d’avancer dans le sens du progrès.

3) Il nous faut multiplier les terrains d’expérimentation, travailler dur jusqu’à ce que la marge devienne la norme et que l’éducation, au même titre que l’organisation de la société toute entière, soit satisfaisante.

Pour une éducation qui a du sens à Fougères comme ailleurs, retrouvons nous et parlons-en ! Après une première réunion publique en juin sur les pédagogies Freinet, notre cylce sur l’éducation continue avec un prochain débat autour d’une projection le 13 octobre à 20h30 aux Oiseaux de la tempête !

D’élections en élections… de la politique du moins pire aux espoirs déçus

Fédéral

La campagne pour les présidentielles continue et ce n’est pas prêt de finir tout de suite. Pour les grands partis on exhorte chacun à « prendre ses responsabilités ». Tous les arguments y passent et désormais ce n’est plus le « vote utile » qu’on nous fait avaler pour maintenir tel ou tel appareil politique sur le devant de la scène mais bien un vote contre le pire et ce, dès le premier tour. Chez les plus petites formations c’est de l’espoir qu’on tente de nous échanger contre un bulletin de vote. Cet espoir qui nous fait imaginer qu’en élisant le bon ou la bonne une fois pour toute, celui ou celle-ci abandonnerait son pouvoir chèrement conquis pour le redistribuer à toutes et tous ! Sommes nous si naïfs/naïves ? Est-ce seulement arrivé une fois dans l’histoire de la démocratie représentative ? Notre capacité à agir se limiterait-elle à élire nos chefs de scrutins en scrutins ?

Nous pensons que notre pouvoir ne se monnaye pas, que personne ne peut prétendre à nous le prendre, par les urnes ou par la force.
Débarrassons nous des croyances qui nous poussent à nous tourner vers des sauveurs qui savent ce qui est bon pour nous, il n’y à rien de pire que les espoirs deçus (qui parle encore de Syriza ?).
Notre pouvoir c’est celui d’agir et de construire ensemble, à égalité, et de défendre nos droits face à ceux qui voudraient nous en priver.
Votez pour qui vous voulez , ne votez pas, faites bien ce qui vous passe par la tête à ce moment-là. Nous pensons que l’important n’est pas là, un gouvernement quel qu’il soit est tout puissant si nous lui abandonnons notre liberté d’agir mais n’est plus rien si nous sommes organisé-e-s et conscient-e-s de notre force.
Nous sommes le pouvoir.

Un C.A.O. à Beaucé

Fédéral/Local

Depuis le 25 octobre, un Centre d’accueil et d’Orientation (CAO) a ouvert à Beaucé, pour accueillir 140 migrants suite au démantèlement de la jungle de Calais.

Attiser les tensions pour instrumentaliser l’ouverture du CAO
Suite à l’annonce de cette ouverture, l’extrême droite, comme à son habitude, a tenté de monter les précaires les un-e-s contre les autres. Le ponte régional du FN y a organisé une manifestation afin de mobiliser ses partisant-e-s contre les migrant-e-s.
La présence de l’extrême droite sur les marchés et sur l’espace public, pour y diffuser un discours mensonger afin d’attiser les craintes de certain-e-s, a créé une tension importante avec les habitant-e-s, alors même qu’ils  prétendent viser l’apaisement.
En réaction, de nombreuses organisations politiques , associations et habitant-e-s se sont rassemblé-e-s afin de lutter contre ce discours. Ainsi, en parallèle du rassemblement d’extrême droite, qui réunissait environ 100 personnes venant de toute la Bretagne, 750 personnes se sont réunies au cri de « _Fougères, Fougères, Ouverts et Solidaires_ », afin de témoigner leur soutien aux futurs résidents du CAO.

L’émergence spontanée de solidarité
L’extrême-droite parie sur d’éventuels débordements afin de valider son discours.
Les autres villes accueillant depuis plusieurs mois des CAO en témoignent_ : si certain-e-s habitant-e-s peuvent être réceptifs aux discours de l’extrême droite, l’expérience les a invalidés.

C’est pour accueillir au mieux les migrants qu’un collectif d’habitant-e-s s’est créé. Ce collectif agit en complément des associations caritatives désignées pour accompagner l’accueil, afin de proposer des actions et des activités aux migrants et aux Fougerais-e-s.

Ce collectif qui existe depuis mi-octobre, vient de s’ouvrir à des résidents du CAO, qui y participent pour certains. Au-delà de la solidarité qu’il contribue à faire exister, le collectif permet de créer du lien social entre les habitant-e-s eux-mêmes et avec les résidents, d’expérimenter la démocratie directe et l’autogestion.

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