Racisme-xénophobie : Contrer le mythe de l’invasion

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Le verrouillage des frontières, c’est le projet aussi bien des fachos que des libéraux. Pourquoi ? Pour protéger l’Occident du « grand remplacement » selon les premiers. Pour la stabilité économique selon les seconds. Les deux arguments sont complètement faux. Mais le verrouillage des frontières a une conséquence : il contraint des dizaines des milliers de personnes à la clandestinité, au travail au noir, à la prostitution, à la privation de droits.

Première idée reçue :

l’immigration « coûte » cher. Pas du tout, cela fait des années que des calculs révèlent le contraire… Les immigré·es travaillent, cotisent à la Sécurité sociale, consomment, paient des impôts (rien que la TVA = 45 % des recettes de l’État en 2018). Ce ne sont pas les migrant·es qui plombent les comptes de la Sécu, c’est le chômage de masse et l’exonération croissante de cotisations patronales. Si en France le taux chômage est à près de 9 % selon le BIT (Bureau international du travail), c’est une conséquence directe de la loi du marché, pas d’autre chose.
Halte aux discours qui stigmatisent les migrant·es pour masquer les vrais profiteurs, les vrais parasites : spéculateurs, politiciens, capitalistes.

Deuxième idée reçue :

les migrations vont bouleverser l’équilibre démographique. Les chiffres démentent tout cela : environ 130 000 personnes extra-européennes (soit 0,2 % de la population) viennent vivre et travailler chaque année en France, pour moitié provisoirement (chiffres Ined). Le « grand remplacement » est un mythe et un fantasme raciste, fondé sur aucune réalité statistique.
Rappelons qu’avant 1974, lorsque les frontières étaient ouvertes, aucune invasion n’a eu lieu. Toutes les lois anti-migratoires votées depuis 1974, de plus en plus féroces et inhumaines, ont en revanche de tristes conséquences : elles jettent dans la clandestinité des dizaines de milliers de personnes ; elles légitiment les violences policières et le quadrillage des quartiers populaires, avec une mentalité d’armée d’occupation coloniale.

– Régularisation de toutes et tous les sans-papiers ;
– Liberté de circulation et d’installation ;
– Justice et vérité sur les crimes policiers ;
– Abolition de la hiérarchie raciste dans la société.

Face au racisme et à la xénophobie, ne pas baisser les yeux !

Avec l’arrivée prochaine de mineur.e.s isolé.e.s étranger et étrangères à Fougères, des idées nauséabondes refont surface à travers des arguments fumeux. On nous informe qu’ils et elles nous coûteraient cher, ne seraient que des menteurs et menteuses pas vraiment mineur.e.s, qu’ils et elles accapareraient les déjà faibles moyens accordés aux français.e.s vivant en dessous du
seuil de pauvreté et enfin qu’ils et elles feraient exploser l’insécurité ! Voyez-vous ça, une énième tentative de dresser les pauvres contre les pauvres… Pas étonnant de la part d’une extrême droite antisociale adhérent complètement au système capitaliste.

Refusons la division, luttons ensemble pour permettre des conditions de vie dignes pour toutes les fougeraises et tous les fougerais (présent.e.s comme futur.e.s).

Mobilisation avec les urgentistes !

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Au mois de mai 2019, un collectif inter-urgences s’est monté en regroupant plusieurs dizaines de services d’urgence de toute la France. A ce moment, il y a déjà 65 services impliqués dans un mouvement de grève qui ne cesse s’amplifier.
En effet, la situation des urgences est plus que désastreuse : l’accès aux soins est de plus en plus difficile pour de nombreux.ses français.e.s qui trouvent alors dans les urgences un ultime recours pour pouvoir être soigné.e.s.
Face à cette augmentation du nombre de patients, pas d’augmentation du personnel soignant.
Par exemple à Fougères, la fréquentation des urgences a augmenté de 25 % depuis 2010, alors que l’effectif est resté inchangé.
Les urgentistes travaillent dans des conditions de plus en plus extrêmes, ne peuvent s’occuper de leurs patients comme ils le souhaiteraient et ne comptent plus leurs heures. En conséquence, on observe des dégradations de leur état de santé, des états dépressifs, parfois des suicides. Et ils sont aujourd’hui près de 200 services d’urgence mobilisés pour faire reconnaître une situation insupportable et que des solutions soient mises en place.

Depuis plusieurs mois que le mouvement de grève est lancé, les réponses du gouvernement et des directions des hôpitaux sont au mieux insuffisantes quand elles ne sont pas insultantes.

Les 70 millions d’euros proposés par le gouvernement représenterait une prime de risque de 100 euros et la création d’un demi-poste de plus par service d’urgence, loin des attentes des grévistes.
Agnès Buzyn, ministre de la santé, a aussi proposé de monter le plafond d’heures supplémentaires à 20h par mois. Ne serait-ce pas une provocation face à des travailleur.se.s déjà exténué.e.s par trop de travail et dont une des principales revendications est l’augmentation des effectifs ?
A signaler aussi l’initiative de la DRH du CHU de Toulouse : des séances de rigologie, cette « approche globale permettant une harmonie entre le corps, l’esprit et les émotions », comme on peut le lire dans le « Plan d’actions 2018 pour la prévention des risques psychosociaux et la qualité de vie au travail » du pôle hôpital des enfants du CHU de Toulouse.

Le système de santé accessible à toutes et tous est mis à mal par les politiques publiques de diminutions des dépenses à tout prix. Les travailleur.se.s et les usager.ère.s pâtissent toutes et tous de cette déliquescence.
Nous avons toutes et tous intérêt à soutenir les urgentistes dans leur mouvement de grève.
Rendez-vous lundi 15 juillet de 14h à 15h à l’entrée des urgences du centre hospitalier de Fougères (rue Mélouin) !

 

sources :
http://www.alternativelibertaire.org/?Hopitaux-une-inter-urgences-pour-coordonner-la-greve

http://www.alternativelibertaire.org/?Greve-aux-urgences-Le-retour-des-coordinations-de-grevistes

https://cgtchutoulouse.fr/2019/06/26/rigolez-vous-etes-exploitees/

Soutenons la famille Ceritli samedi

“Hamza et Naciyé CERITLI sont Turcs, Alévis, progressistes. Être progressiste en Turquie, c’est lutter pour la liberté d’expression, le droit des femmes, c’est lutter contre Daesh. Persécutés pour leur croyance et les valeurs qu’ils défendent, ils ont dû fuir la Turquie, abandonnant leurs biens et leur pâtisserie, pour avoir manifesté leur opposition au régime autoritaire d’Erdogan.

Leur fils Firat, 10 ans, scolarisé à l’école primaire Odile Gautry à Fougères (35), leur fille Elif Sultan, 1 an 1/2, née à Fougères, et les parents sont menacés d’expulsion par la préfecture d’Ille-et-Vilaine, alors qu’ils courent un grave danger en Turquie.

Présents en France depuis 4 ans et à Fougères depuis 2 ans, ils sont intégrés, investis dans la vie locale et associative.
Pour que Firat, souffrant du cœur, puisse se faire opérer très prochainement en France (opération programmée), pour qu’il puisse poursuivre sa scolarité à Fougères, et que sa famille puisse vivre en sécurité ici :

Nous demandons la suspension de l’OQTF et la régularisation de la famille CERITLI.

Merci de partager au maximum et de signer cette pétition : https://www.petitions24.net/soutien_ceritli

Et surtout si vous le pouvez, venez samedi 16 mars 2019 à 11h devant la sous-préfecture de Fougères !”

Pour une écologie radicale à la hauteur de l’urgence !

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2019, la dégradation globale de l’environnement est un constat désormais bien installé et étayé par des études de plus en plus nombreuses. Avec les « rassemblements pour le climat », se pose maintenant et concrètement la question de notre action face à l’urgence. Parmi les solutions, il y en a bien une qui sort du lot : changer le système (… et pas le climat !).

Un système dont il faut sortir

Ce système a un nom : le capitalisme. Il repose sur une logique de croissance. Croissance de la production, de la consommation, et donc des profits, toujours dans une perspective à court terme, dictée par des actionnaires focalisés sur leurs dividendes. À cause de ce système, les ressources naturelles s’épuisent de plus en plus rapidement et le jour du dépassement, jour à partir duquel notre empreinte écologique dépasse la capacité de renouvellement de la biosphère, arrivera cette année au mois de juillet !

Le problème n’est donc pas simplement que les capitalistes produisent mal, c’est qu’ils produisent trop, et toujours davantage. Repeindre la façade en vert n’y changera strictement rien ! Nous devons nous diriger vers une société écologiquement soutenable en lien avec nos besoins véritables, débarrassée du productivisme, et donc incompatible avec le capitalisme.

Compter sur nos propres forces

Dans ce contexte, que devons nous attendre des gouvernants et « décideurs » ? Ils sont totalement assujettis au système. Les demi-mesures qu’ils prendront comporteront forcément un aspect non écologique, en remplaçant par exemple le pétrole par le nucléaire dans la production d’énergie, ou bien anti-social, à travers les diverses « taxes écologiques » qui touchent de la même façon riches et pauvres. Ils ne remettent jamais en cause le productivisme, responsable des crises écologiques actuelles, et nous conduisent finalement droit dans le mur.

À l’inverse, nos rassemblements sont bien la preuve que nous sommes prêt.e.s à prendre l’urgence au sérieux et faire ce qu’il faudra pour éviter la crise qui s’annonce. Ils peuvent être la première étape de la construction d’une alternative globale mais ne se suffiront pas en eux-mêmes pour renverser la vapeur.

L’urgence écologique : sortir du capitalisme ! Cortège d’Alternative libertaire à la ZAD de NDDL après l’abandon du projet d’aéroport, le 10 février 2018

Des constats à l’action

Quelles stratégies adopter face à un système aussi colossal, qui a imprégné profondément nos modes de vie ? Nous pensons qu’elles doivent être multiples : de l’expérimentation d’alternatives concrètes aux combats d’associations militantes, en passant évidemment par l’implication dans les syndicats de lutte, premiers remparts historiques à la cupidité des capitalistes.

Les rassemblements pour le climat peuvent devenir le trait d’union de toutes ces stratégies, avec comme point de mire le changement de système économique et politique. Nous sommes la génération qui doit prendre à bras le corps l’urgence écologique.

Que les capitalistes entendent bien cela : nous sommes résolu.e.s car notre avenir n’est pas négociable !

A proximité, une marche aura lieu samedi à

-Avranches -14h place Patton

-Rennes à 14 h devant les Champs libres

 

[via le site d’Alternative Libertaire]

[Gilets jaunes] face à la repression amplifions le mouvement !

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Depuis le debut du mouvement des Gilets Jaunes, combien de personnes bléssées, voir tuées ?
Rien qu’à Rennes samedi dernier, 11 blésséEs, plusieurs par LDB40, et 2 par grenades offensives, dont un des blésséEs qui à perdu son oeil.
Ce mouvement social est le plus violent et le plus meurtrier en France depuis bien des années. Le gouvernement a remplacé les fusils par des LDB et des grenades, moins choquants mais ravageurs.
Malgré cela, le gouvernement continu à opposer des morts et des blésséEs graves à des vitrines cassées, des personnes avec pour seules armes leurs poings et des gilets à des policierEs, arméEs.

Loin de remettre en cause les techniques de maintien de l’ordre un nouveau projet de loi visant à restreindre encore le droit de manifester va voir le jour. Pourquoi cette violence, de plus en plus assumée ? Probablement parce que ce qui génère la violence des gouvernements c’est la remise en cause du fondement et de la légitimité de leur pouvoir ; confisqué depuis bien longtemps, le mouvement des gilets jaunes exige que’il nous soit restitué.
Maintenant, cette violence des institutions ne doit pas nous empêcher de nous rendre en manifestation et poursuivre les actions, nous devons ébranler le pouvoir puis le renverser : construire autre chose.

Pour celles et ceux n’ayant pas encore rejoins la lutte, c’est le moment d’y venir, et pour les organisations politiques et syndicales progressistes, il est indispensable de se battre bec et ongles afin de défendre nos libertés fondamentales, de condamner les violences policières. Et même si la négociation avec les institutions ne fait pas partie de nos habitudes militantes, pour celles et ceux qui aiment à être dans ces pratiques, il est nécessaire, selon nous d’arrêter de discuter avec le gouvernement et ses représentantEs (prefets, sous prefets et autres représentantEs de l’état (éluEs ou nomméEs)) tant que ces pratiques autoritaires ne cesseront pas !

Alors pour se joindre aux gilets jaunes de Fougères, voici les différents RDV :

-Assemblée générale mercredi 23/01 à 19h00 aux urbanistes

-Ateliers de discussion et de construction des revendications (états généraux) sur l’agriculture et l’alimentation jeudi 24/01 à 19H30 au 14 rue de la pinterie à Fougères.
Pour le programme de samedi 25/01, il sera annoncé par les gilets jaunes après l’AG de mercredi.

[Collectif logement] Un logement pour toutes et tous !

Suite à la pénurie de logement d’urgence et le ping-pong constant entre les institutions concernant cette question, plusieurs actions ont eu lieu : occupation du CDAS pour la mise à l’abri d’une famille, déplacement à la mairie pour un homme sans solution,… C’est cas ne sont pas isolés et ce problème est récurrent !

Ces actions se sont révelées efficaces, mais elles demandent aux personnes concernées un moral de fer et beaucoup d’énergie, dans l’incertitude quasi hebdomadaire de leur situation.

C’est pourquoi le collectif logement (Alternative Libertaire, des habitantEs, la CNT, la France Insoumise et le Secours populaire) a interpellé le directeur de l’agence départementale, puis la mairie via le conseil municipal le 8 novembre.

L’intervention du collectif consistait à rappeler les faits et les actions mises en place. L’hébergement d’urgence est géré à flux tendu, chaque hausse du nombre de demande mène à un manque d’hebergement conduisant des personnes à dormir dans la rue. L’objectif était, tout en reconnaissant le travail mené par la mairie, de lui demander :

-de rechercher des solutions d’hébergement perrène pour les familles à la rue, et qui changent de logement chaque semaine (quand logement il y a)
-d’ouvrir des logements ou locaux municipaux lorsque la situation l’exige ;

-d’interpeller le préfet afin que l’état réponde à ses missions et que des mesures soient prises et si les demande ne pas entendu qu’elle applique son droit à la réquisition à l’image de Montreuil et de Paris .

Soit par manque de courage politique, soit par indifférence l’ensemble des éluEs n’ont pas réagi, laissant le monopole de la réponse à Louis FEUVRIER. Feiniant de découvrir le problème, alors, qu’antérieurement plusieurs interpellations avaient eu lieu, il a renvoyer une fois de plus aux personnes présentes que ce n’était pas de sa compétence et qu’il aborderait le sujet avec le préfet. Le moins que l’on puisse dire,c’est que cette déclaration ne l’engage pas du tout, inquiétant quand on observe le nombre de personnes qui meurent chaque année dans la rue !
Prompte à financer des tours de France, des subventions aux entreprises, il n’y a plus beaucoup de monde quand il s’agit de défendre le droit à la dignité humaine. Pas étonnant que des associations finissent par ouvrir elles mêmes des logements vides afin de mettre des personnes à l’abri !

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